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Mercato Estival 2013 – Ca bouge!

neymar-fc-barceloneL’ouverture du marché des transferts a ouvert le 11 juin 2013 mais certains joueurs n’ont pas hésité à animer le mercato estival 2013 avant cette date. Retour sur les transferts déjà officiels et les principales rumeurs qui animent le début de l’été…

Transferts déjà officialisés en Ligue 1

Dans notre championnat, l’équipe qui fait actuellement le plus parler d’elle est l’AS Monaco. Grâce à la fortune de son actionnaire milliardaire russe Dimitri Rybolovlev, le club de la principauté a marqué un grand coup en achetant le célèbre attaquant de l’Atletico Madrid Radamel Falcao pour 60 millions d’euros, une somme record en Ligue 1. Ont suivi les deux milieux du FC Porto James Rodriguez et Joao Moutinho pour 70 millions d’euros à eux deux et le défenseur du Real Madrid Ricardo Carvalho, arrivé librement. Enfin, jusqu’à aujourd’hui, la dernière recrue monégasque se nomme Nicolas Isimat-Mirin, arrivé de Valenciennes pour 4 millions d’euros. Et Monaco, ayant l’ambition de concurrencer le PSG, ne compte pas s’arrêter la !

Le mercato agite également le club de Lille. En effet, après avoir vu son entraîneur Rudi Garcia partir pour l’AS Rome et René Girard le remplacer aux commandes, le LOSC, contraint d’alléger sa masse salariale, a donc laissé partir Laurent Bonnart, en fin de contrat et Aurélien Chedjou au Galatasaray pour 8 millions d’euros. De plus, le club nordiste récupère Florian Thauvin de Bastia mais ce dernier veut s’en aller (voir rubrique «rumeurs de transferts en Ligue 1» ).

Du côté de Lyon, Gaël Danic a officialisé son arrivée dans le Rhône pour 800.000 euros plus 200,000 euros de bonus alors que Dejan Lovren a signé, quant à lui, à Southampton pour une somme de 8 millions plus 2 millions en bonus. Une excellente affaire pour l’OL qui, tout comme Lille, a besoin de respirer financièrement.

A Montpellier, Jean Fernandez a pris les rênes du club et a visiblement gardé en mémoire les performances de son ex-attaquant à Nancy, Djamel Bakar qu’il a fait venir dans l’Hérault librement. Le milieu du Mans Morgan Sanson s’est également engagé à Montpellier pour 700,000 euros. Mais le club pailladin a subi quelques pertes importantes comme Marco Estrada (Al-Wehda), Cyril Jeunechamp, John Utaka et Romain Pitau (fins de contrats).

Enfin, le Toulouse FC a fait signer Uros Spajic en provenance de l’Etoile Rouge de Belgrade pour 1,5 millions et le Bastiais Angoula, en fin de contrat chez les Corses, part à Angers.

Par ailleurs, hormis le prêt de Bahebeck à Valenciennes, on attend toujours les folies du PSG mais elles tardent à venir à cause du feuilleton du nouvel entraîneur, toujours inconnu…

Transferts déjà officialisés à l’étranger

A l’étranger, le coup le plus médiatique jusqu’à présent est la signature de la pépite brésilienne, Neymar au FC Barcelone. Le natif de Mogi Das Cruzes s’est engagé pour cinq ans avec les Blaugranas, le montant du transfert étant de 57 millions d’euros.

José Mourinho, dont le départ du Real Madrid était fortement attendu, est récemment devenu l’entraîneur de Chelsea, six ans après son premier passage chez les Blues. Carlo Ancelotti est fortement pressenti pour le remplacer sur le banc madrilène.

Enfin, Kolo Touré, défenseur central en fin de contrat avec Manchester City, s’est mis d’accord avec Liverpool.

Rumeurs de transferts en Ligue 1

Les principales rumeurs qui animent notre championnat sont à mettre à l’oeuvre du Paris Saint-Germain. En effet, le nom du futur entraîneur pour remplacer Ancelotti tarde à se faire connaître et si les dirigeants du club de la capitale ont contacté de nombreux noms du football mondial tel que José Mourinho, Fabio Capello, André Villas-Boas ou encore Guus Hiddink, aucun n’a répondu favorablement.

Concernant les renforts sur le terrain, le PSG possède en ligne de mire le prodige belge du Zénith Saint-Pétersbourg, Axel Witzel. 40 millions auraient été proposés. Par ailleurs, Lucas Digne, latéral gauche lillois de 19 ans, souhaiterait également rejoindre le club de la capitale mais doit attendre le nom du futur coach parisien, ce qui pourrait profiter aux clubs étrangers qui le convoitent, tel que l’AS Rome.

A Marseille, ça s’agite. Le LOSC refuse de lâcher son jeune attaquant Florian Thauvin (20 ans) malgré l’offre olympienne de 4,5 millions ce qui aurait convaincu Thauvin d’aller au bras de fer. En revanche, la piste Dimitri Payet semble de plus en plus concluante. Marseille a fait une première offre de 7 millions pour l’ex-Stéphanois refusée par Lille qui en réclame 10. Mais les négociations sont en cours… L’OM piste également Diego Capel du Sporting Portugal et Imbula de Guingamp. André Ayew, quant à lui, aurait des envies d’ailleurs et notamment en Angleterre.

Du côté de l’Olympique Lyonnais, l’attaquant international Bafé Gomis serait sur la voix du départ et à Monaco, le club, désireux de frapper à nouveau, compte proposer 60 millions pour le duo milanais Boateng-El Shaarawy. Les dirigeants acémistes sont également en cours de négociation avec Toulouse pour Etienne Capoue.

Enfin, Saint-Etienne piste Benjamin Corgnet, milieu du FC Lorient.

Rumeurs de transferts à l’étranger

En Espagne, Suarez (Liverpool), Isco (Malaga) et Bale (Tottenham) pourraient venir au Real Madrid. Si le deuxième meilleur buteur de la Premier League a déclaré être prêt à «tout donner» pour le club merengue, son club actuel de Liverpool ne le lâchera pas si facilement. En revanche, Bale pourrait bien s’engager, tout comme Isco, suivi également de prêt par Manchester City.

En Angleterre, Manchester United aurait formulé une offre de 40 millions d’euros à Barcelone pour Cesc Fabregas (source en anglais). Son voisin de City, lui, voit son attaquant Carlos Tevez très courtisé par la Juventus mais pourrait faire signer l’attaquant de la Fiorentina Stevan Jovetic. Pour le remplacer, la Viola se rapproche de Mario Gomez, du Bayern Munich. Une opération en or !

Arsenal aurait proposé 26 millions d’euros pour le Madrilène Gonzalo Higuain.

Enfin, le Borussia Dortmund, finaliste de la dernière Ligue des Champions, s’intéresserait à l’international français Adil Rami, de Valence, tout comme Naples. En cas d’échec, les Azzuri se rabattraient sur Nicolas N’Koulou de Marseille, jouant à un poste équivalent.

Jean-Louis Triaud: Bordeaux devra faire preuve de détermination

bordeauxLe président des Girondins estime qu’une victoire en finale de Coupe de France permettrait à son club de réaliser une bonne saison.

Considérez-vous que Bordeaux soit favori face à Evian Thonon Gaillard ?

On doit aborder cette finale avec beaucoup d’humilité. Même si notre effectif est supérieur à celui d’Evian TG, nous avons autant de chances de nous imposer qu’eux. La dimension mentale influence énormément le résultat d’une finale. On se fout du spectacle, seul le résultat compte. Bordeaux devra faire preuve de détermination pour s’imposer. Je demande aux joueurs d’avoir confiance en leur qualité et de faire preuve d’enthousiasme. Le résultat de cette finale déterminera le bilan de notre saison. En cas de victoire, elle sera bonne. En cas de défaite, elle sera tout simplement médiocre.

Après dix-sept ans de présidence, votre club atteint pour la première fois la finale de la Coupe de France. Que vous évoque cette compétition ?

C’est un trophée important, un titre majeur, dans le palmarès d’un club. Bordeaux ne l’a plus remporté depuis 1987. Depuis 1996, quand je suis devenu président du club, les Girondins n’ont jamais atteint la finale. Bordeaux a même pris la mauvaise habitude de se faire sortir par des équipes de divisions inférieures. J’ai toujours en travers de la gorge notre élimination en demi-finale de l’édition 2000 par Calais, qui était alors en CFA. On a l’occasion d’effacer ce souvenir douloureux en s’imposant samedi au Stade de France. Depuis que je suis au club, Bordeaux a remporté trois Coupes de la Ligue et un titre de champion de France. Il ne manque que la Coupe de France. Une victoire en finale nous permettrait aussi de disputer la Ligue Europa la saison prochaine. Une qualification européenne reste importante pour un club comme le nôtre. Tous les pronostics foot sont en notre faveur

Comment jugez-vous la saison assez quelconque des Girondins ?

Entre une quatrième place et la septième place, celle où l’équipe s’est classée en fin de saison, il n’y a pas grand-chose. On a reproché à Bordeaux son manque d’envergure offensive, mais je rappelle que c’est le club français qui a été le plus loin en Ligue Europa. Nous avons été éliminés en huitième de finale après avoir eu à disputer un tour préliminaire à Belgrade au mois d’août. On a laissé des plumes dans cette compétition. Bordeaux n’a pas perdu plus de matchs en Ligue 1 que Marseille et Lyon. Les nombreux matchs nuls concédés à domicile, souvent en étant rejoints au score, font la différence au classement. On a manqué de fraîcheur et de profondeur de banc à certains moments pour viser haut. Nous ne sommes néanmoins pas loin des places d’honneur.

Que répondez-vous à ceux qui jugent que le club manque cruellement d’ambition ?

Comme Marseille ou Lille par la suite, nous avons subi le contrecoup financier de notre titre de champion de France en 2009. Mais, depuis, le club n’a jamais fini au-delà de la septième place en championnat. Beaucoup d’autres clubs aimeraient être à notre place. Il faut que les gens finissent par comprendre qu’un actionnaire, dans notre cas M6, n’a pas vocation à perdre de l’argent. Comme dans n’importe quelle autre activité économique, un club de football doit équilibrer ses comptes. En dehors de Paris et de Monaco, tous les clubs français sont logés à la même enseigne. Aucun d’entre eux ne sera plus en mesure de lutter pour le titre de champion de France. Les plus ambitieux d’entre eux joueront désormais à la belote pour décrocher la troisième place.

Sur quels leviers Bordeaux compte-t-il s’appuyer pour s’adapter à ce nouvel environnement ?

Notre façon de procéder est simple : le club va s’appuyer d’abord sur son centre de formation. La base de l’équipe sera constituée par des joueurs formés au club. On recrutera seulement pour compléter l’effectif avec des joueurs susceptibles de nous apporter de la qualité. Aujourd’hui, un tiers de l’équipe est déjà constitué par des joueurs issus du centre de formation ; on veut aller plus loin. Le centre de formation coûte 4 M€ au club par an. Dans cette optique je suis très heureux que notre équipe des moins de 19 ans puissent disputer samedi la finale de la Coupe Gambardella contre Sedan. Les investissements consentis par le club pour construire un nouveau stade soit aussi important. On espère que l’amélioration de notre outil principal de travail permettra au club de développer ses recettes.

L’interview de Jean-Marc Furlan: “Je dois tout à La Coupe de France”

furlanL’entraîneur de Troyes, qui s’est fait connaître par ses exploits avec Libourne-Saint-Seurin en Coupe de France, défend sa philosophie offensive avant d’affronter Bordeaux mardi en demi-finale.

Sans complexe face à Bordeaux

Bordeaux a besoin de cette finale pour sauver sa saison, pour nous cette demi-finale est un rêve. Troyes et 19e de L1, donc loin d’être maintenu. On n’a rien à perdre. Bordeaux a préparé ce match en laissant des joueurs au repos le week-end dernier. Mes joueurs seront plus fatigués mais galvanisés par la perspective de disputer la première demi-finale de Coupe France au Stade de l’Estac. Tout le département de l’Aube attend d’aller au Stade de France.

La Coupe au cœur

Même si j’ai fait monter Libourne/Saint-Seurin de la CFA2 au National, je n’aurais jamais pu entraîner un club professionnel si je ne m’étais pas fait connaître à travers la Coupe de France. Il est très rare qu’un club pro français aille chercher un technicien venu du monde amateur. Libourne-Saint-Seurin détient le record de qualifications consécutives en 32e de finale de la Coupe de France. Six avec moi et une sous la direction de Didier Tholot. Avec ce club, j’ai éliminé des équipes comme Lyon, Lille ou Metz. Cette compétition a marqué ma carrière d’entraîneur. Cette demi-finale a donc quelque chose de solennel pour moi. Quand nous avons éliminés Sochaux en 8e de finale, j’ai pensé aux émotions exaltantes que j’avais vécues avec Libourne. Je suis très attaché à cette compétition. Certaines équipes de L1 ou de L2 n’accrochent pas. Les enjeux du championnat les font décrocher dès leur entrée en lice. Ce n’est pas notre cas.

Pérennité financière

Si Troyes n’arrive pas à se maintenir en fin de saison, cela ne tiendra pas à sa manière offensive de jouer mais aux réalités économiques. Notre budget s’élève à 22 M€ mais nous en consacrons une bonne partie à notre centre de formation. Troyes a la plus petite masse salariale de Ligue 1. C’est la raison principale de nos difficultés sportives. Le seul club ayant réussi à se maintenir durablement dans ces conditions reste Lorient. Au fil des saisons, Lorient s’en est sorti grâce à sa qualité de jeu. Ce qui lui a permis par la suite d’avoir un budget plus conséquent. Avec mon président, nous sommes d’abord préoccupés par la pérennité financière de Troyes. De nombreux clubs de Ligue 1 sont en délicatesse sur le plan économique. Notre situation comptable est saine.

Philosophie offensive

Le foot français est latin dans son approche. On prône souvent la prudence. Pour ma part, je me sens plus proche du style de jeu néerlandais. C’est une doctrine française d’affirmer que l’on obtient plus de résultats en pratiquant un jeu très défensif. A mon sens, cela marche une ou deux saisons, seulement de manière sporadique. Les soucis viennent après. Il est alors souvent trop tard pour faire évoluer le jeu d’une équipe. Les exemples de clubs qui se sont cassé la figure par la suite ne manquent pas. L’essentiel de mon travail est axé sur le jeu offensif. Il est plus facile de mettre en place une équipe compacte en position basse en laissant la possession du ballon que de chercher à créer du mouvement. En développant un jeu collectif bien étayé, on cherche à s’inscrire dans la continuité. Ce tronc commun nous sera aussi utile si on retourne en Ligue 2. Beaucoup de clubs qui sont passés en Ligue 1 ont ensuite quasiment disparu au niveau professionnel faute d’avoir mis une place une identité de jeu.

Une saison délicate

Notre dix-neuvième place n’est pas en rapport avec la qualité de notre jeu. Nous payons nos trois premiers mois ratés. On a vécu un début de saison difficile. J’ai eu du mal à mettre l’équipe en place à cause des blessures. Je suis frustré de voir cette équipe qui fait souvent jeu égal avec les meilleurs se retrouver en position de relégable. Mais on me prête des intentions pas tout à fait exactes. Par exemple, quand on va Lille, je demande à mes joueurs de fermer. On me fait passer pour un kamikaze mais je donne aussi la priorité aux résultats. Je veux gagner tous les matches mais je crois qu’un club se construit en offrant du spectacle à son public. Troyes a d’ailleurs battu son record d’abonnements cette saison. Avant de penser au maintien, le club a pensé à assurer sa pérennité économique. Cela eu des conséquences sur notre effectif puisque nous avons laissé partir notre meilleur défenseur (Sidibé) et notre meilleur milieu (Obbadi).

Les chances de maintien

Il est encore possible de se maintenir mais les chances sont infimes. Notre survie en Ligue 1 ne tient plus qu’à un fil. Mais on abordera chaque match avec beaucoup d’envie. Après la chance peut nous aider surtout si nous conservons une dynamique conquérante. A Nice, on n’est pas passé loin faute de réalisme. Contre Evian-TG cela a bien tourné pour nous. J’ai l’impression que les joueurs croient plus que moi au maintien. C’est l’essentiel car ce sont eux les principaux acteurs. Je ne suis qu’un vecteur de motivation.